La valeur d’une fête

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Peut-être que Noël ne vient pas d’un magasin. Peut-être qu’au fond, Noël vient d’un peu plus loin!

Une des choses que j’aime le plus du Québec est certainement le fait que nous fêtons Noël pendant une semaine entière… Puis, le jour de l’an, pendant la semaine entière suivant celle de Noël.

J’adopte à 100% l’idée de voir tous les gens que nous aimons durant ces deux grosses semaines. Cuisiner en se prenant pour Ricardo d’un jour et décorer en se prenant pour Martha Stewart : donner tout ce qu’on a pour se faire plaisir tout en faisant plaisir à notre entourage. J’aime profondément le principe de passer des heures à une table pour échanger (de la nourriture, des conversations ou des cadeaux parfois) avec des gens dont on s’est ennuyés.

Maintenant que mes filles sont plus vieilles (du haut de leur terrible two et de leur totally three), je peux enfin leur faire vivre à leur tour la magie du temps des fêtes. En traçant des pas dans le salon à l’aide de grosses bottes et de farine, je leur fais croire que le père Noël a laissé de la neige sur son passage. En leur faisant quelques tours coquins, je leur fais croire qu’un lutin malin s’est échappé du Pôle Nord pour venir chez nous. En élaborant un calendrier de l’Avent de 24 activités liées à Noël, je les rends fébriles à l’idée du magnifique temps des fêtes.

Je leur en ai certainement appris un peu cette année. Mais, comme à chaque étape de la vie, ce sont elles qui ont fini par m’en apprendre le plus… Contrairement aux années précédentes, cette année, nous n’avons pas souffert de la fièvre de la surconsommation qu’apporte souvent le temps des fêtes. Les bas de Noël de mes princesses étaient vides à deux jours de l’arrivée de Santa Claus, je les ai donc remplis avec des jouets qu’elles avaient déjà. Mon bébé, ayant une certaine dépendance aux bananes, a eu droit à un régime de bananes enveloppé, alors que ma grande, à la dent sucrée, a eu droit à quelques biscuits aussi enveloppés.

Au cours des derniers jours, mes lionceaux ont d’autant plus eu droit à de beaux moments en famille.

C’est en couchant ma grande, plus tôt ce soir, que j’ai réellement compris le sens de Noël… Puisqu’au fond, pour bien des gens, la priorité, durant le temps des fêtes, c’est d’acheter du temps perdu avec des trucs qui tomberont dans l’oublie. Pour d’autres, c’est  d’échanger leur absence contre une quelconque bien matériel.

Depuis qu’elles ont déballé leurs cadeaux, le 25 au matin, mes filles ne m’en ont pratiquement pas parlé. Elles ont passé leur temps à me parler de leur parrain, leurs grands-parents, leur marraine, leur cousine et leur cousin… Elles n’ont pas arrêté, pas une minute.

Avant de s’endormir  aujourd’hui, Victoria m’a demandé si elle reverrait sa cousine demain matin aussi, si elle allait pouvoir regarder Frozen avec elle pour la 12 000è fois, si elle allait pouvoir faire des casses-têtes avec elle encore…

Pas un mot concernant le père Noël, pas un mot concernant les cadeaux, les biscuits, les bananes ou autres…

Peut-être que Noël ne vient pas de si loin finalement… Peut-être qu’il vient simplement du coeur, des vraies valeurs…

 

 

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