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Un voyage alentour du soleil plus tard

A Lot Can Happen in a Year

Il y a tellement de choses qui peuvent arriver en une seule année, ça fait quasiment peur.

Je me suis fait bousculer par une avalanche d’évènements depuis quelques mois. J’avais envie d’écrire plus que tout, mais je ne savais plus comment m’y prendre.

Je retrouve tranquillement les mots pour remplir les pages blanches. Soyez sans crainte, l’attente en vaudra la peine.

En m’excusant de mon absence prolongée et mal justifiée, en vous remerciant tout de même de votre fidélité, j’irai souffler la bougie d’anniversaire du jour où j’ai décidé de devenir la personne que je rêvais d’être, tout en écoutant Louis-Jean Cormier.

Je vous reviens…

Corbeau

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Vous m’excuserez pour cette longue absence. Il y a maintenant trois grosses semaines, que j’essaie de mettre des mots sur mes émotions. Comme bien des choses : c’est souvent plus difficile que ça en a l’air.

J’imagine qu’on a tous notre façon de faire sortir nos émotions : certains courent quelques kilomètres, d’autres peignent. Moi, vous aurez compris, j’écris. Pour être en mesure d’écrire un texte qui me satisfait, j’ai besoin de musique. C’est essentiel.

Selon les émotions du moment, j’ai toujours une chanson qui vient se coller à ma peau, dans ma tête et sur mon coeur. Je me mets alors à écouter cette chanson en boucle jusqu’à épuisement de mon cerveau. La chanson, je n’ai jamais besoin de la chercher : c’est elle qui vient me trouver à chaque fois. Il y a trois semaines et des poussières, Corbeau, de Coeur de Pirate, est venue me trouver.

J’ai réalisé, dernièrement, la fragilité de la durée du bonheur. Je me suis rendue compte que dans l’équation du bonheur, ce ne sont pas les variables à l’intérieur de la parenthèse qui changent tout. Je parle là du travail, des relations, de la famille, de la vie sociale et autres. Ce qui change tout dans cette fameuse équation, ce qui fait en sorte que l’équation échoue beaucoup plus rapidement pour certains que pour d’autres, c’est la variable juste devant la parenthèse; celle qui représente le temps.

C’est facile de tout avoir pour être heureux. Ce qui est difficile, c’est de le rester.

Il y a des personnes (et chanceuses sont-elles), qui règlent le tout très tôt dans leur vie en mettant ceci devant la fameuse parenthèse : ∞ . Problem solved : ces gens sont, tout simplement, toujours heureux! D’autres passeront leur vie avec un gros X rouge parce qu’ils ne veulent rien savoir du bonheur.

La plupart d’entre nous auront besoin de réajuster la variable à plusieurs reprises. C’est tellement difficile de trouver celle qui convient à notre équation. Parce qu’on ne sait jamais si l’équation fonctionnera jusqu’à ce qu’elle échoue.

Je n’avais pas envie de vous écrire un texte lourd mais bon, me voici. C’est peut-être le fait que je n’ai jamais été douée en maths, c’est peut-être le fait que je n’ai vraisemblablement pas le bonheur facile… Ou peut-être ce bonheur est-il simplement trop fragile…

Bref, j’écoute encore Corbeau en boucle. Faut croire que je n’ai toujours pas trouvé ces fameux mots à mettre sur mes émotions. Je serai peut-être plus inspirée après les Oliviers.

 

Une journée « off »

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J’aime bien prendre des résolutions un peu n’importe quand au courant de l’année. Hier soir, un peu après m’être couchée (c’est toujours à ce moment-là que ma tête se bourre de choses), j’ai pris la décision de fermer ma vie virtuelle une journée, de temps en temps.

Je l’avais fait durant le temps des fêtes et je trouvais que je m’étais beaucoup rapprochée de mes filles. Ce matin à 8h, après avoir fait couler mon latté, juste avant de commencer à déjeuner, j’ai fermé mon cellulaire et mon ordinateur.

Ne pas toujours avoir peur de manquer quelque chose, ça fait du bien, des fois. Étonnamment, la journée a passé à la vitesse de l’éclair! On a mangé, on a rit, on a parlé. Je leur ai fait un bac à jouets mauve sur lequel elles ont mis leurs empreintes. On a fait des courses d’autos, on a lit des histoires et, pendant que Sofia faisait un beau dodo cet après-midi et que Victoria regardait Sofia the First, j’ai pu lire quelques pages de Insomnia de Stephen King.

À 20h, lorsque ma grande se couchera, je rouvrirai tout mon brouhaha virtuel.

Ça a l’air banal comme ça, non? Essayez, juste une journée. Vous verrez, ça allège le cerveau, ça fait du bien.