Lettre au père de mes enfants

so let it be give it time you go your way and i'll go mine

Saches que, malgré les apparences, cette situation n’est pas plus facile pour moi qu’elle l’est pour toi.

Je ne t’ai pas quitté pas pour avoir droit à un « break » de mes enfants une semaine sur deux. Je ne m’empresserai pas d’aller fêter avec mes amis jusqu’aux petites heures du matin pour souligner ma « liberté ».

Y’a quelques temps, on s’aimait comme des fous. On était convaincus de terminer notre vie ensemble, côte à côte. On était fier d’être encore ensemble. On était fier de se dire qu’on serait ensemble pour affronter les grandes étapes qui attendaient nos enfants. Ce n’était pas toujours facile, mais on trouvait toujours le moyen de tout surmonter.

On est passé de l’amour à la haine en si peu de temps, ça semble totalement irréel. Je ne sais pas pour toi mais moi, j’ai l’impression de vivre un cauchemars.

Si tu savais la douleur qui m’habite et le mal que je ressens quand je pense à tout ça.

J’ai espéré. J’ai tellement espéré trouver une petite lueur à laquelle m’accrocher pour rester, pour ne pas briser notre famille.

J’aurais voulu offrir deux parents unis, heureux et amoureux à nos filles.

La vérité, c’est que les temps changent, les gens évoluent, la vie suit son cours.

Oui, j’aurais aimé qu’on vieillisse ensemble pour nos filles. Par contre, je ne veux pas qu’elles croient que leur bonheur est secondaire. Je veux qu’elles comprennent que rien au monde ne vaut le fait de mettre son bonheur de côté toute une vie.

Bien sûr que j’ai mal pour l’instant, mais ça passera. Tout est passager. Je me retrouverai petit à petit. J’essaierai de croire en la vie et en la joie à nouveau.

Après quelques temps à passer une semaine sur deux à dormir dans leur lit avec leur odeur, à regarder toutes les photos d’elles durant mes temps libres, à souper seule en pleurant, à m’en vouloir quand je les laisserai partir le vendredi matin, je redeviendrai la personne que je suis, la personne que je mérite d’être.

Je ne les laisserai pas partir avec mon bonheur. Je les laisserai partir pour mieux revenir. Pour que je puisse être moi-même à 100% du 50% auquel j’aurai droit.

Ça prendra peut-être 6 mois, ça prendra peut-être 5 ans mais, je redeviendrai heureuse. Toi aussi, tu retrouveras le bonheur à travers tout ça. Ne t’en fais pas.

On ne vivra plus ensemble mais, on sera au moins heureux pour elles. Et ça, ça risque fortement de les rendre heureuses à leur tour.

À partir de là, je crois bien qu’on aura réussit.

On aura pris un autre chemin, mais on aura réussit.

4 réflexions au sujet de « Lettre au père de mes enfants »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.