Douleur prolongée

Je me demande si la douleur disparaîtra un jour ou si je devrai simplement apprendre à vivre avec.

Je parle de la douleur ressentie lorsque je dois laisser mes enfants à la garderie le vendredi matin en sachant que je ne les reverrai pas avant sept longs jours.
La douleur de leur absence 50% du temps. L’absence de leur rire, leur odeur, leurs mots doux, leurs petites mains qui touchent à tout.

Je parle de la douleur qui me déchire lorsque je vois une famille unie, qui semble heureuse. Lorsque je vois la complicité d’un couple, lorsque je vois le bonheur.

Je parle du vide qu’on ressent lorsque tout s’effondre, lorsque tout éclate.
Lorsqu’on croit avoir tout fait pour sauver sa famille, mais que rien a suffit.

J’ai l’impression d’avoir échappé un vase en cristal.

J’ai réalisé et j’ai fini par accepter de m’ennuyer de quelque chose sans nécessairement le vouloir à nouveau.

J’imagine qu’un jour, tout se placera. J’imagine que certains morceaux de mon vase se recolleront pour en créer un nouveau.

J’imagine qu’un jour, je vivrai mieux avec ce détour forcé, avec cette absence prolongée.

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