Archives de catégorie : Les lionceaux

Christian Tétreault a dit, un jour :

“On aura beau avoir réussi mille choses dans une vie, avoir atteint mille sommets professionnels. On aura beau avoir la fortune et la renommée, la seule vraie réussite, la seule qui vaille, c’est la famille. Rien ne pourra jamais remplacer mes 4 enfants. Ils sont ma mesure, ils sont mes trophées et mes médailles. Ils dépassent tout et tous.”

Il avait tellement raison.

« J’aurai toujours peur de te voir t’en aller… »

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Avant même qu’elle ne vienne au monde, ma Sofia trouvait déjà le moyen de me faire peur : un soir, à quelques jours de son arrivée, j’ai passé plusieurs heures à  me demander si elle bougeait encore dans mon ventre.

Elle est née le soir du 11 décembre 2012. Ce soir-là, j’ai failli la perdre avant même de la voir…

Puis, les crises monstres ont commencé. À quatorze mois, une grave allergie au lait a été confirmée. Six mois plus tard, cinq allergies de plus se sont ajoutées. Trois mois plus tard, sept autres ont joint la liste.

Sofia a eu deux ans, il y a trois semaines. Elle a encore les même grosses joues et me semble encore si petite.

Je la prend encore dans mes bras pour descendre les marches, je l’habille encore de la tête aux pieds à tous les matins, je lui donne encore un biberon de lait chaud à tous les soirs, je la berce encore, au beau milieu de la nuit, lorsqu’elle fait un mauvais rêve.

Je ne sais pas si c’est son bas âge, ses allergies, ses joues ou simplement le fait que j’ai déjà passé si près de la perdre, mais j’ai l’impression que je ne pourrai jamais la laisser « voler de ses propres ailes ». Bien sûr, elle n’a que deux ans, mais il y a tellement d’étapes que je crains.

J’aurais envie de passer ma vie (ou la sienne) à tenir sa petite main dodue, afin de l’accompagner à tous les niveaux qu’elle atteindra. J’aimerais être là pour la protéger de tout, mais encore plus de tous.

Quand je m’arrête quelques instants pour y penser, je constate qu’elle est si forte, au fond. C’est moi, qui est faible. Elle s’est, à travers toutes les épreuves auxquelles elle a déjà fait face, créée une force de caractère incroyable malgré son âge et sa toute petite taille.

Elle est brillante, elle est forte, elle est drôle et remplie de vie. Elle est mon bébé, mais j’ai l’impression qu’elle le sera toujours.

Ça aussi, ça me fait peur…

Au-dessus des nuages ou au-dessus de ses peurs

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J’ai toujours aimé prendre l’avion. J’ai toujours aimé le feeling qu’on a lorsque l’avion décolle, comme si on devenait aussi léger qu’une plume tout d’un coup. J’ai toujours aimé le son des hélices, le fait que dans les airs, nous sommes au-dessus de tout, même du temps. J’ai toujours aimé la vue qu’on a d’un avion, spécialement de nuit.

Montréal est une ville magnifique. Du haut des airs, c’est la plus belle au monde, juré. J’ai toujours aimé le son des freins qui crispent sur la piste d’atterrissage et le fait que je n’ai rien d’autre à faire que de remplir des pages blanches de mots qui hantent mes pensées.

J’ai toujours aimé prendre l’avion. Mon frère, mon meilleur ami, est pilote. Je connais le domaine et j’ai une confiance extrême en ces gens qui nous amènent où bon nous semble.

J’ai toujours aimé prendre l’avion… Jusqu’à aujourd’hui.

La vue est toujours aussi belle, nous sommes toujours aussi légers, j’ai encore confiance en la majorité des pilotes de ce monde. Ce qui change aujourd’hui, c’est que c’est mon premier vol en 5 ans. Il y a 5 ans, je décollais et je ne laissais rien derrière. Je volais au dessus des villes et des océans avec tout ce dont j’avais de besoin dans ma valise.

Aujourd’hui, je survole les nuages en laissant deux énormes parties de moi au sol. Ces parties dorment encore à cette heure. Elles sont emmitouflées dans leurs doudous, elles rêvent de Disney et de verres remplis de lait chaud. Elles n’ont aucune idée de ce qu’elles me font. Elles ne savent rien du fait que j’ai désormais peur de mourir. En fait, c’est faux. Je n’ai pas peur de mourir, on mourra tous un jour. J’ai peur de ne plus les voir. Ces deux parties, elles ont changé ma vie lors de leur entrée dans celle-ci. Elles n’en ont aucune idée. Je n’ai jamais eu peur de quoique ce soit, je n’ai jamais craint quoique ce soit… Jusqu’à ce qu’elles arrivent dans ma vie, jusqu’à ce qu’elles deviennent ma raison de vivre…

 

Victoria – 3 ans

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Ça y est, c’est aujourd’hui que tu quittes vraiment le monde des bébés pour entrer dans le monde des enfants. Ça a passé vite, non? Les 3 dernières années ont disparues en l’instant d’un clin d’œil, qui fait aujourd’hui couler des larmes sur mes joues. En fait, ces larmes coulent dès que je me mets à penser à toi. Si tu savais comme je suis fière de la personne que tu es. Tu es merveilleuse et tu deviens de plus en plus merveilleuse à chaque jour. En l’espace d’un clin d’œil, tu t’es mise à marcher, à parler, à sauter, à aller seule aux toilettes, à aimer, à découvrir par toi-même… 


Je suis fière de la personne dont je suis devenue grâce à toi. Si tu savais à quel point tu m’as changée pour le mieux. Quand je te vois me sauter au cou en arrivant le soir, quand tu t’obstines avec ta sœur à savoir je suis la maman exclusive à qui, quand je te serre contre moi avant le dodo et que tu me chuchote « I love you maman », je me dis que je dois faire un très bon travail de maman. 

Des fois, je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que tu me fais, à quel point tu me changes, et jusqu’où j’irais pour toi. Marc Dupré l’exprime bien en disant « Comment je te dirais, sans que mes yeux s’inondent, que tu es le début depuis la fin du monde. »

Happy 3rd trip around the sun, ma grande fille.

Merci de m’avoir choisie comme maman, merci de me donner la meilleure des raisons de me lever à chaque matin : toi.

« Although a tear may be ever so near, that’s the time you must keep on trying. Smile, what’s the use of crying? You’ll find that life is still worthwhile if you just smile. »

-Charles Chaplin

Sofia – 2 ans

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Mon bébé, ma Sofia d’Amour. Il a neigé tout la nuit pour t’offrir la plus belle des journées, encore une fois, le jour de ta fête. Les 11 décembre se suivent et se ressemblent depuis ta naissance : ils sont brillants, ils sont beaux, ils sont doux et font sourire. Comme toi.
Tu grandis si vite. Quand tu fais un cauchemars et que je vais te consoler au beau milieu de la nuit, je reste toujours surprise de constater à quel point tu as grandi. Même si tu es toute mini, moi, je te vois encore plus petite, encore à quelques mois de vie, alors que je pouvais t’envelopper dans mes bras et te protéger de tout ce qui allait t’arriver. 


Je te compare souvent à la neige, tu sais? Bien que douce et vulnérable en apparence, la neige reste une force de la nature. Tout comme toi, elle possède une force de caractère qui peut tout surmonter. 


Du haut de tes deux ans, ma Sofia d’Amour, tu as déjà vécu beaucoup d’expériences et tu en ressors toujours vainqueur, comme une vraie combattante. Tu promets pour le futur, ma princesse.
La neige tombée me rappelle le jour de ta naissance, le jour où je croyais t’aimer plus que tout. Je ne savais pas que ce ne serait rien à côté de maintenant… 


Bonne fête, ma Doudou, merci de m’aimer, merci de m’en apprendre plus sur la vie que n’importe qui d’autre, merci d’être la merveilleuse personne que tu es. 

« Mille après mille, je suis triste. Mille après mille, je m’ennuie. Puis, jour après jour sur la route… Tu ne peux pas savoir comme je peux t’aimer… Tu ne peux pas savoir comme je peux t’aimer… »

-Willie Lamothe