Kélyna

826bc3216a80ab8d211f51811f507093

J’ai été très touchée lorsque Julie, maman de trois merveilleux enfants, m’a contactée pour me parler de la particularité d’une de ses deux filles. Je vous raconte son histoire :

Kélyna vient au monde au mois de novembre 2009 avec la santé que tous les parents souhaitent pour leur enfant. Ses petits cheveux et ses joues roses suffisent pour que Julie tombe en Amour avec sa deuxième princesse.

Comme tous les enfants, Kélyna aime jouer, rire et courir partout. Elle est magnifique et, à l’approche de ses deux ans, ses cheveux sont assez longs pour qu’elle puisse avoir de petites couettes.

À la fin de l’été 2011, à 22 mois, Kélyna se met à avoir de la difficulté à marcher. Elle s’accroche partout et tombe sans raison apparente. À première vue, Julie la croit simplement fatiguée. Le lendemain, même après une bonne nuit de sommeil, Kélyna a peine à rester debout…

C’est au CHU Ste-Justine que le premier diagnostic est prononcé : Kélyna souffre d’ataxie cérébelleuse aiguë d’origine virale. Il n’y a rien à faire. Rien, à part attendre.

S’en suivent des semaines et des mois de montagnes russes. Un jour, Kélyna semble rétablit ; le lendemain, elle ne réussit pas à faire trois pas sans tomber. À son grand manque d’équilibre, s’ajoutent des tremblements, du nystagmus (un mouvement d’oscillation involontaire et saccadé des yeux), ainsi que de l’oscillation au haut du corps. Kélyna semble régresser et Julie ne voit pas de lumière au bout de ce tunnel infernal. Lorsqu’elle reçoit un appel d’un de ses proches, elle tente de rester forte au bout du fil, puis fond en larmes en raccrochant le téléphone. Son enfant, sa princesse, sa petite beauté est en train de devenir handicapée devant ses yeux et elle ne peut rien y faire.

Kélyna revoit les neurologues du CHU Ste-Justine plus d’un an après le début de la descente aux enfers. Ils posent un nouveau diagnostique : ataxie épisodique. Encore une fois, il n’y a rien à faire. Les médecins lui font passer plusieurs tests : visuels, auditifs, sanguins, etc. Tout semble ok. Toujours rien à faire.

18 mois après le début de cet épisode, la chiropraticienne du père de Julie les réfère à un collègue spécialisé en neurologie. Rien à faire alors, rien à perdre : Julie décide de le consulter et voit en lui un dernier espoir pour sa petite perle.

Après trente minutes de consultation, Dr. Freud annonce à Julie que l’ataxie de Kélyna est dû au gluten. Aussi simple que ça? Bien que sceptique, Julie décide tout de même d’éliminer drastiquement le gluten de l’alimentation de sa fille…

Kélyna a eu cinq ans au mois de novembre. Elle marche comme tous les enfants de son âge, elle court, rit et fait même du vélo à l’aide de petites roues supplémentaires. Elle commence aussi à dessiner des bonhommes…

N’eut été du Dr. Freud et de la persévérance de Julie, Kélyna serait lourdement handicapée à ce jour. Tout ça, dû à son alimentation… On dit souvent que ce sont les enfants qui choisissent leurs parents. Kélyna a fait le bon choix : elle a choisit une maman qui n’abandonnerait jamais, une maman qui ferait tout pour la garder vivante.

Prenez deux minutes de votre journée glaciale pour aller regarder la vidéo réalisée par Julie. Vous y verrez la dégradation, ainsi que l’ascension de Kélyna. C’est très troublant mais, aussi très encourageant.

Merci de ta confiance, Julie.